Bienvenue sur le blog de Patricia Le Bec Danse

Celui qui ne sait pas d'où il vient, ne sait pas où il va car il ne sait pas où il est. En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l'avenir. disait Hotto de Habsbourg-Lorraine. Celà résume tout à fait le pourquoi de ma quête généalogique. Elle est pleine de surprises, elle mène souvent à quelques pages d'Histoire, à des interrogations, souvent. 

Et pour finir par une autre citation, d'un humoriste qui me fait hurler de rire : " A l'éternelle question toujours demeurée sans réponse : Qui somme nous ? D'où venons nous ? Où allons nous ? Je réponds en ce qui me concerne personnellement. Je suis moi. Je viens de chez moi. Et j'y retourne. C'est de Pierre Dac.

 

 

Mercredi 2 janvier 2013 3 02 /01 /Jan /2013 17:07

 

La généalogie a celà de passionnant qu'on se prend vite au jeu du détective. Avec sa loupe on recherche les indices, loupe indispensable quelquefois pour déchiffrer les actes, où l'écriture change de siècle en siècle, où l'encre ternit, où les tournures de phases sont différentes.

J'étais donc contente, après avoir trouvé un aïeul du prénom de Pacifique, du côté de ma mère, de trouver un Espérance, du côté de mon père.

Le 13 juin 1793 nait Yves Le Gallou. Son père, sur l'acte est par deux fois prénommé Espérance (Chouette prénom). Il se marie une première fois en 1820 en présence de son père qui se nomme toujours Espérance. Çà se complique au second et au troisième mariage où le père devient Exuper. Et ça se complique encore un peu plus au décès de ce dernier. l'acte porte Exuper Le Gall...

Et le généalogiste de se poser des questions, de relire et relire les actes, de demander de l'aide à d'autres plus chevronnés, que ça n'étonne pas....

 

 

Exupère, un prénom rare 

3 personnes ont été prénommées Exupere en France depuis 1900. Ils se fêtent les 28 septembre.

 

Transcrit du verbe latin exsuperare, surpasser, Exupère signifie donc " celui qui dépasse tous les autres ".
Ce fut déjà un prénom masculin dans l'Antiquité romaine, porté par plusieurs rhéteurs et hauts fonctionnaires. Aux premiers siècles de la chrétienté, au moins quatre martyrs de ce nom sont connus. Mais il ne survécut guère à la chute de l'Empire, et à partir du Ve siècle son usage se cantonna à certaines provinces, dont le Languedoc. Bien que devenu également rare dans cette région, il y est attribué de temps en temps. On le célèbre en mémoire d'un prélat romain, nommé évêque de Toulouse vers 395

 

 

Parmi les Exupère célèbres, Exupère d'Attalia, martyrs de Pamphylie, aujourd'hui Turquie, Exupère de Bayeux, premier évèque de Bayeux, Exupère de Toulouse, évèque de Toulouse, Exypère, compagnon de Saint Maurice

 

 

 

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Dimanche 15 juillet 2012 7 15 /07 /Juil /2012 19:06

Josselin musée de la photo 7 12 (58)

Si un jour vos pas vous mène à Josselin, après avoir visité le chateau, revu ce qu'est un chateau-fort, côté rivière et un chateau renaissance bretonne côté jardin, allez visiter, à quelques pas, le musée des poupées. Installé dans les anciennes écuries du château, ce musée présente la collection de poupées et de jouets commencée par Herminie de Rohan, et redécouverte par Antoinette de Rohan, dans un grenier. Le musée a aussi ses fidèles donateurs et l'on si l'on y trouve des poupées très anciennes, on y trouve aussi des modèles actuels.

La scénographie est agréable, les découvertes multiples. L'exposition actuelle "Du Pôle Nord à l'Australie", invite au voyage, de vitrine en vitrine, avec ce petit  "je ne sais quoi d'enfantin, mais pas complètement", qui m'a beaucoup plu. Je me suis arrêté très longuement sur la vitrine des poupées Russes, surtout celles qui étaient confectionnées pour cacher les samovars. Il y a aussi de très belles pièces d'Afrique, de magnifiques poupées indiennes, de très rares et très anciennes poupées du Mexique... La poupée est universelle, qu'elle soit fabriquée avec les moyens du bord, qu'elle soit recouverte de merveilleux atours, qu'elle ne soit qu'un élément de décoration.

Au second étage, la collection de poupées régionales est à ne pas manquer.

Josselin musée de la photo 7 12 (51)Josselin 7 12 (52)

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Samedi 14 juillet 2012 6 14 /07 /Juil /2012 21:45

 

Géo Fourrier est né à Lyon en 1898. Une affection pulmonaire le contraint au lit pendant plusieurs mois. Il va découvrir alors l'art japonais. Il vCostumes de fête Léo Fourriera apprendre la gravure sur bois avec Alphonse Isaac et Urishibara. Le technique demande esprit de synthèse, art de la mise en page, trait précis.

Il rentre à l'Ecole Nationale des Arts Décoratifs de Paris en 1921. Fait la connaissance, de Mathurin Méheur, Jean-Julien Lemordant, Anatole Le Bras, Charles Le Goffic, Pierre Loti...

Ses voyages en Bretagne ont commencé dès 1919. Entre 1924 et 1926, il découvre le Pays Bigouden, il y reviendra souvent puiser son inspiration. Le Trégor, au printemps 1926, le maroc en 1926, et c'est l'installation définitive à Quimper.

Il y travaille aux Faëncerie Henriot où il fait la connaissance de Robert Micheau-Vernez, Jim Sévellec.

C'est d'ailleurs un « touche à tout » qui réussit aussi bien dans l'illustration que dans la gouache ou le modelage ou encore l'aquarelle et la carte postale. Ses premiers succès lui viendront de trois bois : « Le sonneur de bombarde » , « le chemin de ronde, tirés d'une série de gouaches « les Bigoundens » et « l'Ilienne de Lescoff ».

Il croque en ethnologue les costumes et les attitudes, les métiers de la mer et de la terre, les habitations et les paysages. Géo Fourrier courait la Bretagne le carnet de croquis à la main, l'appareil photo en bandoulière, croquant ses modèles sur le vif, ou les photographiant pour en garder le souvenir. Des personnages courbés par le travail ou ramassant le goémon ou se reposant sur la dune, ou jouant de la bombarde, des personnages toujours plein de vie. Son admiration pour les bigoudènes se lit facilement. Elles sont fortes, puissantes, l'air de ne pas s'en laisser découdre. elles ont de si beaux costumes, faits de tissus lourds, de jolis rubans, de belles couleurs.

A Quimper, après la messe à la cathédrale de Quimper, on pouvait le voir au Café de l'Epée, haut lieu de l'activité artistique , culturelle et commerciale de Quimper. L'Epée pour qui il réalise un grand bas relief représentant les coiffes de la région, sujet qui sera repris sur un naperon. Il réalise également une grande fresque pour l'hôtel de la Duchesse Anne à Beg-Meil. De Quimper, encore, il illustrera, avec Jean Caveng  « Les rues de Quimper ». Il dessinera aussi pour « la Civette » une série de carte postale, avant de créer sa propre maison d'édition : « Les Editions d'Art Géo-Fourrier », qui éditera aussi Mathurin Méheut et Elsen.

C'est à Quimper qu'il mourra le 8 avril 1966.

Géo Fourrier n'a pas été le peintre que de la Bretagne et du Pays Bigouden. Il a trouvé au Maroc, puis au Congo, l'Oubangui-Chari des sujets pour lui.  « Toute sa vie, que ce fut au Maroc, en Afrique ou au Pays Bigouden, Geo-Fourrier est à la recherche de racines, d'authenticité, de pays à fort caractère. C'est ce qu'il retrouvait en Bigoudénie. Il y travaillait et vendait ses oeuvres au pied du phare d'Eckmühl... », explique Stéphane Pomier dans le catalogue de l'exposition qui a eu lieu à Plonéour Lanvern.

 

 

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Jeudi 12 juillet 2012 4 12 /07 /Juil /2012 18:35

 

Avant le moyen âge, on avait pour nom celui du saint du jour de naissance. Puis, démographie aidant, ce seul nom n'a plus suffit. On lui a, dès le XIIe siècle, ajouté un « qualificatif », pourrait-on dire. À Jean on a fait suivre Maréchal, ou Dupont, ou Le Nain, mot qui démontrait une appartenance à un métier, une singularité physique, un lieu de naissance... Et cette caractéristique toute personnelle de son premier titulaire est devenu nom de famille. Et le nom, prénom. En Bretagne, aussi, avec les Nédélec (Noël), les Lannuzel (toponyme, Lann voulant dire lieu consacré) etc...

Gwendal, Tangi, Maïwenn et les autres...

Et puisque nous parlons de Bretagne et des prénoms : Il y a une famille, dans les années 60, très amie avec ma grand mère dont le père Jean-Jacques Le Goarnic, militant breton, a voulu donner à ses 12 enfants des prénoms bretons : Garlonn, Patrig, Katell, Gwenn, Yann, (Adra)Boran, Morgann, Maïwenn, Gwendal, Diweza, Sklerijenn, Brann.  Certains ont été acceptés, d'autres non, les enfants dont les prénoms avaient été refusés ont été privés d'état-civil, et les parents inculpés pour non déclaration d'enfants. Un jugement d'une cour européenne les avaient alors déclarés "citoyens européens de nationalité bretonne" à défaut de nationalité française.

Pourtant la loi la loi du XI Germinal An XI (premier avril 1803) autorisait ces prénoms régionaux. La dernière évolution de la loi a permis l'apparition de Lana, de Taïni et autres prénoms du monde. C'est, à mon avis, bien mieux que de s'appeler Serpette ou Sansculotte, comme dans le calendrier révolutionnaire, qui faisait quand même une belle part à Cerise, Garance ou Rose, heureusement.

Pacifique et Espérancepacifique-piel.jpg

J'ai dans mes aieux un Pacifique et un Espérance. Des prénoms à faire rêver des psychogénéalogistes pour qui le choix du prénom des enfants "est loin d’être neutre car la personne qui choisit projette un ensemble de caractéristiques de la personnalité du futur enfant avec ce prénom" (Chantal Rialland - Cette famille qui vit en nous - Éditions Robert Laffont). Pour qui aussi , faire le choix du prénom d'une personne connue, c'est espérer attacher l'enfant à l'ensemble des qualités ou/et à l'histoire d'un tiers et donc parfois aboutit à lui "refiler" une histoire polluante qui n'est pas la sienne.

Dans le temps, pas si lointain, quand même, on avait l'habitude de donner aux nouveaux nés les prénoms des parents ou des grands-parents, ce qui est commode pour les généalogistes (enfin pour moi). Dans une famille on retrouve toujours les mêmes prénoms. Et même quelquefois pour deux frères encore vivant. Souvent, pour les différencier, on se servait du second prénom. Là les choses se compliquent pour les généalogistes. Sur la pierre tombale, ou dans les souvenirs, est inscrit le prénom d'usage. A la mairie, c'est le premier qui apparaît. Les prénoms d'état civil sont obligatoirement indiqués dans l'ordre sur les documents officiels mais il est possible de faire souligner l'un de ses prénoms secondaires pour en faire usage prioritairement sur le prénom principal.

 

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Lundi 2 juillet 2012 1 02 /07 /Juil /2012 16:30

J'ai trouvé en marge d'un acte de naissance d'un membre de ma famille, la mention : Adopté par la nation en vertu d'un jugement rendu par le tribunal civil. Le père de ce cousin était l'un des morts pour la France des premiers jours de la guerre 14-18.

Voilà le texte de la loi du 27 juillet 1917 modifiée par la loi du 26 octobre 1922 et éténdue par décret-loi du 9 septembre 1939

"La France adopte les orphelins dont le père, ou le soutien de famille a été tué à l'ennemi, ou dont le père, la mère ou le soutien de famille est mort de blessures ou de maladies contractées ou aggravées du fait de la guerre.

Sont assimilés aux orphelins, les enfants, nés avant la fin des hostilités, ou dans les trois cents jours qui suivront leur cessation, dont le père, la mère ou le soutien de famille se trouvent, à raison de blessures reçues, ou de maladies contractées ou aggravées par un fait de la guerre dans l'incapacité de pouvoir à leurs obligations et à leurs charges de chef de famille. Sont égalment assimilés aux orphelins les enfants dont le père ou le soutien de famille ont disparu à l'ennemi, lorsque les circonstances de cette disparition et l'époque à laquelle elle remonte permettent de conclure que ce militaire est, en réalité, mort pour la France.

Seront réputé de plein droit remplir les conditions prévues par les alinéas 1,2 et 3 du présent article, en ce qui concerne la cause du décès ou de la disparition et l'origine des blessures ou infirmités, les enfants dont le père ou le soutien est décédé dans des circonstances ayant ouvert droit à pension ou dont le père ou le soutien est bénéficiaire d'une pension d'infirmité, au titre des lois des 31 mars 1919 et 24 juin 1919.

Les enfants ainsi adoptés ont droit à la protection, au soutien matériel et moral de l'Etat pour leur éducation, dans les conditions et limites prévues par la présente loi, et ce jusqu'à l'accomplissement de leur majorité.

Sont également assimilés aux orphelins les enfants victimes de la guerre, au sens de la loi du 24 juin 1919".

 

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  • Je suis née à Quimper le 26 août 1952 Fille de Bernard Le Bec et de Yvonne Girard. Maintenant j'habite Guidel...

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