Mon musée

Dimanche 15 juillet 2012 7 15 /07 /Juil /2012 19:06

Josselin musée de la photo 7 12 (58)

Si un jour vos pas vous mène à Josselin, après avoir visité le chateau, revu ce qu'est un chateau-fort, côté rivière et un chateau renaissance bretonne côté jardin, allez visiter, à quelques pas, le musée des poupées. Installé dans les anciennes écuries du château, ce musée présente la collection de poupées et de jouets commencée par Herminie de Rohan, et redécouverte par Antoinette de Rohan, dans un grenier. Le musée a aussi ses fidèles donateurs et l'on si l'on y trouve des poupées très anciennes, on y trouve aussi des modèles actuels.

La scénographie est agréable, les découvertes multiples. L'exposition actuelle "Du Pôle Nord à l'Australie", invite au voyage, de vitrine en vitrine, avec ce petit  "je ne sais quoi d'enfantin, mais pas complètement", qui m'a beaucoup plu. Je me suis arrêté très longuement sur la vitrine des poupées Russes, surtout celles qui étaient confectionnées pour cacher les samovars. Il y a aussi de très belles pièces d'Afrique, de magnifiques poupées indiennes, de très rares et très anciennes poupées du Mexique... La poupée est universelle, qu'elle soit fabriquée avec les moyens du bord, qu'elle soit recouverte de merveilleux atours, qu'elle ne soit qu'un élément de décoration.

Au second étage, la collection de poupées régionales est à ne pas manquer.

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Samedi 14 juillet 2012 6 14 /07 /Juil /2012 21:45

 

Géo Fourrier est né à Lyon en 1898. Une affection pulmonaire le contraint au lit pendant plusieurs mois. Il va découvrir alors l'art japonais. Il vCostumes de fête Léo Fourriera apprendre la gravure sur bois avec Alphonse Isaac et Urishibara. Le technique demande esprit de synthèse, art de la mise en page, trait précis.

Il rentre à l'Ecole Nationale des Arts Décoratifs de Paris en 1921. Fait la connaissance, de Mathurin Méheur, Jean-Julien Lemordant, Anatole Le Bras, Charles Le Goffic, Pierre Loti...

Ses voyages en Bretagne ont commencé dès 1919. Entre 1924 et 1926, il découvre le Pays Bigouden, il y reviendra souvent puiser son inspiration. Le Trégor, au printemps 1926, le maroc en 1926, et c'est l'installation définitive à Quimper.

Il y travaille aux Faëncerie Henriot où il fait la connaissance de Robert Micheau-Vernez, Jim Sévellec.

C'est d'ailleurs un « touche à tout » qui réussit aussi bien dans l'illustration que dans la gouache ou le modelage ou encore l'aquarelle et la carte postale. Ses premiers succès lui viendront de trois bois : « Le sonneur de bombarde » , « le chemin de ronde, tirés d'une série de gouaches « les Bigoundens » et « l'Ilienne de Lescoff ».

Il croque en ethnologue les costumes et les attitudes, les métiers de la mer et de la terre, les habitations et les paysages. Géo Fourrier courait la Bretagne le carnet de croquis à la main, l'appareil photo en bandoulière, croquant ses modèles sur le vif, ou les photographiant pour en garder le souvenir. Des personnages courbés par le travail ou ramassant le goémon ou se reposant sur la dune, ou jouant de la bombarde, des personnages toujours plein de vie. Son admiration pour les bigoudènes se lit facilement. Elles sont fortes, puissantes, l'air de ne pas s'en laisser découdre. elles ont de si beaux costumes, faits de tissus lourds, de jolis rubans, de belles couleurs.

A Quimper, après la messe à la cathédrale de Quimper, on pouvait le voir au Café de l'Epée, haut lieu de l'activité artistique , culturelle et commerciale de Quimper. L'Epée pour qui il réalise un grand bas relief représentant les coiffes de la région, sujet qui sera repris sur un naperon. Il réalise également une grande fresque pour l'hôtel de la Duchesse Anne à Beg-Meil. De Quimper, encore, il illustrera, avec Jean Caveng  « Les rues de Quimper ». Il dessinera aussi pour « la Civette » une série de carte postale, avant de créer sa propre maison d'édition : « Les Editions d'Art Géo-Fourrier », qui éditera aussi Mathurin Méheut et Elsen.

C'est à Quimper qu'il mourra le 8 avril 1966.

Géo Fourrier n'a pas été le peintre que de la Bretagne et du Pays Bigouden. Il a trouvé au Maroc, puis au Congo, l'Oubangui-Chari des sujets pour lui.  « Toute sa vie, que ce fut au Maroc, en Afrique ou au Pays Bigouden, Geo-Fourrier est à la recherche de racines, d'authenticité, de pays à fort caractère. C'est ce qu'il retrouvait en Bigoudénie. Il y travaillait et vendait ses oeuvres au pied du phare d'Eckmühl... », explique Stéphane Pomier dans le catalogue de l'exposition qui a eu lieu à Plonéour Lanvern.

 

 

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  • Je suis née à Quimper le 26 août 1952 Fille de Bernard Le Bec et de Yvonne Girard. Maintenant j'habite Guidel...

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